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mon monde à moi

July 31

déménagement !

Mon blog déménage. Vous me retrouverez pour d'autres aventures sur www.miloki.canalblog.com

A bientôt

P.S : progressivement, les articles de ce blog émigreront vers ma nouvelle adresse.
January 09

Sciences

« Il est vrai que le jargon veut souvent s’ériger en vocabulaire scientifique et qu’accrocher le terme « sciences » à une discipline (sciences de l’éducation, par exemple) contribue à lui donner une aura de sérieux et de respectabilité qui cache souvent la vacuité du discours. »

(et l'auteur de préciser en note de bas de page : "les sciences de l’éducation sont aux sciences ce qu’est l’astrologie à l’astronomie. »)

Introduction à Paralittératures de Daniel Fondanèche, Paris, éditions Vuibert, 2005.

January 03

les gens sont formidables

Il y a des gens formidables ! Il y a des gens qui vous racontent leur vie, et d’autres qui la racontent à celui qui est à l’autre bout du téléphone. Il y a des souriants et d’autres qui portent tous les malheurs sur le coin de leur gueule. Il y a des vrais muets qui vous disent merci avec un signe de la main et des vrais cons qui ne vous disent même pas bonjour. Je ne citerais pas son nom mais ce vieux-là, oui, toi, le con qui n’est même pas foutu de me répondre « bonjour » quand je te dis « bonjour », qui ne me répond pas quand je te demande si tu as la carte Leclerc, un  jour, je te promets que je t'enverrais bouler. Bordel de dieu, qu’est-ce que la vie a bien pu te faire pour que tu en veuilles autant à l’humanité ? Sérieusement, ce n’est pas humain comme comportement. L’être humain est un animal doué de paroles, ce serait bien de dépasser le stade animal, hein ?

A côté de ce genre de mutisme, il y a mamie Fernando, elle devait être d’origine portugaise vu l’accent. Par contre, j’ai rien compris à ce qu’elle m’a dit et elle m’a bien baratiné pendant 5 minutes. Par politesse, j’ai hoché la tête en signe de compassion. Elle était contente.

C’est marrant parce que je commence à reconnaître des gens. Par exemple, il y a Papy Rougeaud. Je le voyais déjà cet été. Il arrive sur le coup de midi pour acheter son litron de vin. L’été, il a le visage déjà bien rouge à midi, et dieu sait, quel l’été dijonnais ne flirte pas avec les 30°C au soleil ! Ben, l’hiver, c’est pareil ! Cela dit, c’est peut-être le froid ? Il y aussi Papy démarque, il vient le matin et n’achète que des produits démarqués (vendus moins chers car périmés le lendemain). Il y aussi Môsieur gratuit (et sa dame), il vous fait à chaque coup la même blague : « Votre directeur m’a dit qu’aujourd’hui, c’était gratuit ». Ha, ha, ha, ha ... On me l’avait pas encore faite, celle-là !

D’ailleurs, ce môsieur gratuit doit avoir pour père, papy Gratuit. Il arrive tout ravi à ma caisse :

« - On m’a dit qu’à la caisse n°1, c’était gratuit.

  • Et moi, je vous dis qu’à la caisse n°1, il va falloir attendre parce qu’il faut que je fasse un prélèvement ».

Il a été un peu refroidi dans ses ardeurs. Je devais pas encore être bien réveillée ou alors en manque de pause café (3 minutes de pause par heure travaillée...)

Vous allez me dire que je ne fustige guère les clientes ! En voudrais-je à la race masculine ? Même pas vrai, d’abord ! J’en viens aux clientes emmerdantes (voilà, comme ça, tout le monde en aura pour son grade). D’ailleurs, force est de constater que la majorité des clients sont des clientes. Parfois accompagnées de leurs bonhommes qui poussent avec vigueur le chariot ou de leurs rejetons qui soit vous cassent les oreilles, soit aident autant qu’ils peuvent leurs mères qui, en général, les envoient bouler car ils ne mettent pas le pain de mie dans le bon sac.

Les femmes sont toujours super équipées. Elles ont pensé aux sacs pour les surgelés, aux sacs pour les fruits, celui pour les bouteilles, etc. Il y en a même une qui frôle l’organisation militaire. Un premier compte qu’elle règle en carte, puis un deuxième qu’elle règle aussi en carte mais il lui faut une facture. Elle range tout bien, empile avec soin, et juste avant de partir, elle se boit une gorgée de café. Madame emmène avec elle son thermos de café ! Et pas seulement en hiver, je l’ai vu aussi cet été, c’était le même rituel, hop, une gorgée de café, et on y va ! Enfin, je suppose que c’est du café... Mais vu la dame, je ne pense vraiment pas que ce soit du vin. C’était pas le genre à plaisanter.

Les femmes font également plus attention aux promos en ticket Leclerc. Et le chapon, il n’est pas passé à 50% ? Il est crédité en ticket Leclerc, madame. Et les serviettes de bain, c’était deux pour le prix d’une. Ah, euh, ben, je sais pas, c’est le code barre, je vais appeler en caisse centrale qui me confirme mon erreur, donc annulation, et on recommence. En même temps, je ne peux pas deviner ! Si on ne me dit pas qu’il y a des promos, je peux pas le savoir. Pfff.

Bon, je râle, mais la majorité des gens s’en foutent de moi et je m’en fous d’eux. On en reste aux conventions de politesse utilisées dans notre société. Je les adore, ceux-là.

December 11

Ferrara (Bologna, jour 3)

Le samedi, c’est Ferrare en trio. Aurore, une amie (française) de la demoiselle Lulu nous attend sagement à la gare de Bologne. Comme nous sommes en retard, nous bavarderons plus tard, on file prendre les billets et on court vers le quai du train. Trois minuscules quarts d’heure plus tard, nous voilà à Ferrare.

Peut-être que le nom de cette ville ne vous évoque rien, pauvres hommes ignares de ce 21ème siècle ! Au 16ème siècle, vous auriez tremblé à l’évocation de ce nom ! Ferrare était un puissant duché, allié à Milan et aux ducs de Mantoue. La famille d’Este y régnait en maître. Cependant, la chance tourne, Charles Quint débarque et le duché se retrouve assujetti à la puissance impériale. La ville tombe dans un relatif sommeil et ne connaîtra qu’une seconde jeunesse au 20ème. Elle est une ville de province de taille moyenne.

Ferrrare, c’est aussi la ville de l’Arioste (oui, ce cher Arioste... qui n’a jamais réussi à devenir le poulain littéraire de la famille d’Este) et du Tasse (qui bien que fou a réussi à avoir pour mécène Ercole II d’Este... y en a qui sont plus doués que d’autres). Au 20ème siècle, c’est l’écrivain Giorgio Bassani qui redonne à la ville ses lettres de noblesse. Il fait de sa ville le lieu de plusieurs de ses oeuvres (pour la plus célèbre, Il giardino dei Finzi-Contini ; Lulu vous dira que ce sont Le 5 storie ferraresi mais je persiste dans ma conviction ! Et toc ! En plus, le roman est très bien et a même été adapté au cinéma par un réalisateur tellement connu que je ne sais pas son nom).

Bon, je vous disais que nous étions arrivées à Ferrare. Bien évidemment, nous ne sommes pas restées à la gare. Première étape, un cappuccino ! Cela s’impose pour mettre au point une stratégie touristique. Nous optons pour la direction du centre (enfin, j’opte parce que j’ai deux incapables du plan avec moi), car c’est bien connu qu’au centre, il y a tout (vu que c’est le centre et que tout a commencé là). On sent que la municipalité de Ferrare aime ses touristes : il y a des panneaux pour nous guider vers les lieux les plus importants ! Des vrais panneaux pour touristes avec des couleurs, des mini-plans avec un gros point rouge qui crie : « voi siete qui ! »... C’est beau et tellement rare en Italie. D’ordinaire, même les plaques de rues sont cachées (par un arbre, un feu tricolore, voire n’existent pas) et là, les panneaux s’exhibent fièrement face à nous. Impossible de se perdre, il suffit de suivre la flèche ! On peut ranger le plan des rues, on n’en aura pas besoin. Toute déambulation et toute flânerie seront téléguidées par d’anonymes voix.

Nous voilà donc parties vers le centre. On passe sur la Piazza municipale où un marché de Noël est en train de s’installer. Puis, nous visitons le duomo. Malheureusement, c’est l’heure de fermeture et une voix stridente et répétitive nous le rappelle « Vi informiamo che la chiese sta per chiudere e riapre alle 15 ». Son message a le mérite d’être efficace puisque tous les touristes sortent. Nous allons ensuite au Castello Estense où il y a l’office de tourisme. J’y demande quelques plans et infos sur la ville. Nous continuons notre balade dans les rues de Ferrare, près du duomo, nous passons dans un marché de Noël puis nous continuons vers le quartier hébraïque. L’heure du miam miam s’approche et nous nous trouvons un petit resto-bar sympathique et aux prix raisonnables. Il faudra juste qu’on m’explique pourquoi le verdure alla grigla consistaient en 4 lamelles de courgettes et 3 rondelles d’aubergines... Peut-être que le cuistot n’avait pas fait les courses... Normalement, dans ce type de contorno1, on rajoute aussi du poivron rouge. Et quel est l’intérêt de mettre ces râclures de légumes dans une grandissima assiette ? Pour mieux mettre en lumière la propreté de la porcelaine ? Au moins, l’escalope au marsala était bonne. C’est déjà ça ! Un cappuccino pour moi, un dessert pour les filles et nous voilà de nouveau lancées sur les pavés de Ferrare.

Quand j’ai fait mon Erasmus à Rome, j’ai suivi un cours sur la letteratura italiana del cinquecento et la prof (un petit bout de bonne femme, très sympa ; je garde un très bon souvenir de ce cours) nous avait tellement parlé des fresques du palazzo Schifanoia que je ne pouvais pas ne pas y aller. Mes deux compagnes sont d’accord aussi et nous partons pour notre palais.

Nous sommes un peu dans le musée et malheureusement, le palais a souffert du passage des temps mais les fresques de la salle des mois, même si elles ne sont pas intégrales, sont très belles. Différents peintres y ont travaillé et la salle était célèbre dans toute l’Italie comme étant un chef d’oeuvre de peinture.

Dans le jardin du musée, un petit café hétéroclite a été installé. La décoration tient plus de la brocante que d’Ikea mais on s’y sent bien. La carte des boissons est écrite sur un vieux trente-trois tours. Le lieu fourmille de mille petites idées qui le rendent unique et chaleureux... bien évidemment, l’originalité a un coût qui se répercute sur le prix du cappuccino... Sans rancune, va ! Votre café était vraiment trop sympathique.

Nous prenons, ensuite, le chemin de la gare. Avant de repartir, nous faisons une halte dans une boulangerie pour acheter du pain. Lulu et moi avons bien du mal à obtenir du pain, une petite vieille dame en râlant et en se plaignant de l’incapacité du personnel nous passe devant sans aucune gêne. Boh !

De retour à Bologne, on accompagne Aurore jusqu’à son arrêt de bus et on traîne un peu les boutiques au passage. Je découvre avec stupeur que mes fesses attirent l’oeil puisqu’un roublard d’Italien me les pince ! Le temps de crier, le lâche courrait déjà ! Même pas vu à quoi, il ressemblait ! C’est pas du jeu !

Lulu et moi finissons par rentrer à la maison. Fatiguées de la journée mais un bon repas nous retape et quand sa coloc’ rentre vers minuit nous en sommes, encore, à discuter devant une bonne tasse de tisane !


1Je rappelle qu’en Italie, il secondo piatto (le deuxième plat ; le premier étant la pasta) se décompose en deux assiettes. D’un côté, la viande ou le poisson et de l’autre, il contorno (littéralement, ce qui est autour, ce qui entoure), c’est-à-dire l’accompagnement (légumes cuits, crudités, patates...)


December 04

Bologna, jour 2

Vendredi matin, Lulu a cours de 9h à 13h, donc, elle devrait rentrer à la maison vers 13h. Elle me laisse gentiment ses clés, et je lui promets de lui faire la popote en retour. Malheureusement, le ciel déluge. Il pleut des cordes, it rains cats and dogs, piove, piove... Je pars en même temps que Lulu et elle me prête son parapluie de merde pour lutter contre le déluge. Oui, Lulu, ton parapluie, c’est une honte ! Sur dix baleines, au moins 3 ont rendu l’âme. Ton parapluie n’a même plus la forme d’une demi sphère mais ressemble à un parallélogramme courbé. Bon, je reconnais que c’est mieux que rien, mais quand même ! On est guère à l’abri là-dessous. Heureusement que Bologne est une ville à arcades, on peut au moins s’abriter.

En plus de la pluie, il fait froid. J’ai les doigts qui gèlent et je vous assure que prendre des photos avec des doigts presque congelés, ce n’est pas facile. Je visite la cathédrale, pour mieux en rendre compte, je vais citer Lulu parlant à sa maman : « Tu vois, maman, la cathédrale, c’est comme si c’était moi qui l’avait fait. Y a plein de trucs commencés de partout et rien de fini. Rien n’est pareil et tout est différent. » Je reconnais que la demoiselle a raison sur le caractère hétéroclite de la cathédrale mais je trouve qu’elle se sous-estime. Lulu a quand même le courage et la motivation pour finir certaines choses (et pour les choses non terminées, c’est qu’elles n’en valaient pas la peine). La cathédrale est très sombre à l’intérieur et moi qui suis habituée aux fastes des églises romaines, je suis plutôt décontenancée. Pas de plafond à caissons, pas de dégoulinures dorées, pas d’angelots en stuc, pas de pavements aux 3 couleurs de marbre... c’est une église, ça ? Eh oui, c’est même une cathédrale ! Bon, je laisse ma mauvaise foi de côté, et je reconnais qu’elle en impose avec ses hautes ogives, ses entrelacements, son style gothique.

Après le religieux, passons au littéraire et claquons un peu de sous à la Feltrinelli en achetant des bouquins ! C’est ma biblio qui va être ravie. Ensuite, cappuccino (passage obligé) puis, je rentre à la maison de Lulu en faisant quelques courses al volo. Au menu du déjeuner, steak haché (un « hamburger » comme ils disent là-bas) alla cipolla (à l’oignon) avec une poêlée (romaine ?) de légumes : chou-fleur, brocolis, oignon et poivron rouge. C’est joli, ça fait les couleurs du drapeau italien.

Comme la veille, le déjeuner s’interdise, puis, nous décidons de partir en ville mais en prenant le soin d’acheter un parapluie au COOP. Là, Lulu accepte de participer à une dégustation à l’aveugle de vins. Le vin sur un bon goût de dentifrice, c’est pas terrible. Cependant, les dames qui font le sondage sont très contentes de notre participation et on repart, guillèrement, vers le centre. L’après-midi s’annonce shopping puisque nous investissons chez Calzedonia (mes jambes n’ont jamais asse de collants) et chez Intimissimi (on a toujours besoin de petites culottes). Evidemment, on craque aussi pour quelques bijoux fantaisies.

Lulu m’emmène, ensuite, à La Scuderia pour boire un cappuccino. Le jeune homme à la caisse est très sympa et contraste avec le jeune homme pas sympa qui sert les boissons. L’endroit est rempli d’étudiants et en prime, on a le droit à un peu de musique en live. Il y a un violoniste qui serait un très bon musicien, s’il ne s’était pas mis en tête de chanter. Lorsqu’on sort du café, l’après-midi touche à sa fin, nous nous baladons encore un peu avant de décider de rentrer bien au chaud à la maison.

La soirée se passe tranquillou a casa. Le lendemain, il faut se lever pour Ferrare.




Bologna, jour 1

Bologna,

Tout a commencé, jeudi 27 novembre, tôt le matin. Après une courte et mauvaise nuit, Bologne, Bologne, Bologne, me voilà ! Mais, surtout, Luluuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ! Avec une poignée de dizaine de minutes de retard, me voilà ! Il est 6h30 du matin (oui, oui), j’ai très peu dormi dans ce maudit train, et je suis en pleine forme. Là, sur le quai, il y a la mam’zelle Lulu. En pleine forme aussi. Il faut bien que je l’avoue, je n’ai pas été à Bologne, j’ai été voir Lulu, il se trouve qu’elle vit cette année à Bologne. Si elle avait vécu à Naples, Rome, Palerme ou Sienne, j’aurais été aussi la voir, par contre, si elle avait vécu à Tokyo, j’aurais un peu réfléchi avant de prendre un billet de train. Et puis, l’Italia sarà sempre l’Italia. Vabbè, cara amica, Bologna non vale Roma, ma è bella la città tua. Ma Roma, Roma, Roma... che ci posso fare, Roma sarà sempre Roma : il più bel casino del mondo1.

Bon, là, je m’égare et j’en perds mon latin. Après nos retrouvailles ferroviaires, direction la maison de Lulu. Elle habite dans un appartement hors du centre en colocation avec une Erasmus allemande et potentiellement avec une Sicilienne qui s’installera quand les travaux de sa chambre seront finis (ou commencés ? Nul ne le sait). Sa chambre n’est pas très grande mais Lulu a l’habitude de chambre petite qu’elle remplit à sa façon, c’est à dire en désordre. Enfin, j’exagère un peu, disons qu’elle a un rangement très particulier qui ne ressemble à aucun ordre désordre, mais paraît qu’elle s’y retrouve. Elle met juste 10 minutes pour retrouver ses clés avant de partir. Sa chambre est rikiki mais il y a suffisamment de place au milieu pour ouvrir une chauffeuse-matelas où je ne tiens pas car j’ai les pieds qui débordent.

On attaque le petit déj’ puis Lulu doit aller en cours (et oui, cette brave jeune fille doit bien étudier de temps en temps). Elle a un cours de 2h de 9 à 11 donc, on se retrouve à 10h45. C’est rare que les profs italiens fassent 2h de cours. Ils en déclarent 2 mais n’en font qu’1h30 (oui, il faut compter aussi la pause). Pendant qu’elle étudie, je me perds du mauvais côté de la ville. Lulu m’avait dit : « tu vas tout droit, tu tombes sur Via Zamboni, et après à droite, et paf, c’est le centre », et bien, j’ai voulu faire ma maligne, c’est-à-dire ne pas sortir le plan, j’ai tourné trop tôt et je n’ai pas été du bon côté. Cela dit, ma balade matinale était très agréable, je me suis bue un petit cappuccino (je me permets de faire remarquer que Bologne est plutôt chère au niveau du cappuccino : 1,20 al banco ! Ma dai, è a 90 centesimi a Roma ! Vabbè, comunque, è meno caro che in Francia e molto più buono... !2) et à l’heure dite, je retrouve Lulu pour prendre un autre cappuccino (oui, j’avoue, je suis en manque...).

Nous passons, ensuite, aux choses sérieuses : les courses. Lulu découvre avec bonheur qu’il y a une entrée dans le petit mercato à côté de chez elle. Nous en profitons pour acheter du pain (très bon) chez un boulanger dont la caisse est protégée par un petit crucifix. Puis, le gros des courses, nous le faisons au COOP avant de revenir à la maison. Le déjeuner s’éternise en papotage de toutes sortes. Nous réussissons à nous arracher à nos paroles pour sortir prendre l’air dans Bologne. Lulu m’emmène à la Sala Borsa où nous louons 2 DVD, puis, nous prenons de nouveau un cappuccino. Courageusement, nous repartons à la découverte de Bologne. Cette fois, il fait nuit et l’église que Lulu veut me montrer ferme. Tant pis, nous irons plus tard. Nous nous promenons sous les arcades et faisons un marché de noël.

Le soir, c’est tranquillou a casa. On mange, on papote, et on tente de regarder un DVD. Lulu s’endort lamentablement et je prends le risque de la réveiller pour lui proposer de dormir dans un vrai lit. Tant pis pour le film, il avait qu’à être bien ! Buona notte, Lulu !





1« L’Italie sera toujours l’Italie. Va, chère amie, Bologne ne vaut pas Rome, mais elle est belle ta ville. Mais, Rome, Rome, Rome... qu’est-ce que je peux y faire ! Rome sera toujours Rome : le plus beau bordel du monde. » Comprenez « bordel » au sens de « désordre » et non pas de « maison close ».

2« 1, 20 au comptoir ! J’y crois, il est à 90 centimes à Rome ! Bon, de toute façon, il est moins cher qu’en France et bien meilleur ! »


December 02

le plaisir solitaire des lèves-tôt

Les couchers de soleil (extrait d'Au coeur du monde, 1924 - 1929) de Blaise Cendrars

"Tout le monde parle des couchers de soleil
Tous les voyageurs sont d'accord pour parler des couchers de soleil dans ces parages
Il y a plein de bouquins où l'on ne décrit que les couchers de soleil
Les couchers de soleil des tropiques
Oui c'est vrai c'est splendide
Mais je préfère de beaucoup les levers de soleil
L'aube
Je n'en rate pas une
Je suis toujours sur le pont
A poils
Et je suis toujours le seul à les admirer
Mais je ne vais pas les décrire les aubes
Je vais les garder pour moi seul"

 

Emilie

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Pourqoui être simplement assomant quand, avec un petit effort, vous pourriez être insupportable ? (Oscar Wilde)
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